Effluents d’élevage : optimiser la restitution organique pour renforcer la fertilité des sols

Effluents d’élevage : transformer une contrainte en levier agronomique

Qu’il s’agisse de fumier ou de lisier, les engrais de ferme constituent des fertilisants complets. Au-delà de l’azote, ils apportent du phosphore, du potassium ainsi que de nombreux éléments secondaires et oligo-éléments indispensables au développement des cultures. Pourtant, leurs teneurs et leur disponibilité varient fortement selon la nature de l’effluent, les conditions de stockage et les modalités d’épandage.

Comprendre la nature des effluents d’élevage

Les effluents d’élevage regroupent principalement le lisier et le fumier, issus des déjections animales, associées ou non à des litières. Leur composition est complexe et dépend de nombreux facteurs : type de troupeau, alimentation, mode de logement, gestion des bâtiments ou encore durée de stockage.

Sur le plan agronomique, ils contiennent des éléments minéraux majeurs — azote (N), phosphore (P), potassium (K), calcium (Ca), magnésium (Mg), soufre (S) — qui participent directement à la fertilité chimique du sol.

Au-delà de leur richesse minérale, les effluents apportent également de la matière organique, plus ou moins évoluée. Cette fraction organique joue un rôle fondamental dans la structuration des sols. Elle agit sur la densité et la stabilité des agrégats, améliore la capacité de rétention en eau et constitue une source d’énergie essentielle pour les micro-organismes du sol. En nourrissant la vie biologique, elle stimule l’activité microbienne et contribue simultanément à améliorer les propriétés chimiques, physique et biologique.

Toutefois, les effluents peuvent aussi présenter des risques lorsqu’ils sont mal maîtrisés. Par ailleurs, une gestion inadaptée des épandages peut entraîner des pertes par volatilisation d’ammoniac (NH₃), des phénomènes de lixiviation des nitrates ou de ruissellement du phosphore.

 

L’enjeu n’est donc pas simplement d’épandre, mais bien de piloter la restitution organique afin d’en maximiser les bénéfices tout en limitant les impacts négatifs.

Valoriser le potentiel fertilisant : un enjeu technique et économique

Les engrais de ferme représentent une valeur agronomique et économique significative. Correctement valorisés, ils permettent d’améliorer l’autonomie fertilisante de l’exploitation et de renforcer la fertilité des sols sur le long terme.

Cependant, leur efficacité dépend étroitement de plusieurs paramètres : la nature de l’effluent (lisier bovin, lisier porcin, fumier pailleux…), le mode et la durée de stockage, les conditions climatiques, la période et la technique d’épandage, ainsi que l’état biologique et structural du sol récepteur.

Les pertes d’azote par volatilisation peuvent être importantes si aucune mesure n’est prise pour les limiter. De même, une mauvaise synchronisation entre les apports et les besoins réels des cultures réduit fortement la valorisation des éléments nutritifs. L’objectif est donc clair : maximiser la récupération des unités fertilisantes produites sur l’exploitation tout en sécurisant leur efficacité agronomique.

 

Cette démarche suppose une approche raisonnée, fondée sur l’analyse des effluents, l’observation des parcelles et l’adaptation aux contextes pédoclimatiques. Elle implique également une vision globale du système de production, intégrant rotation, objectifs de rendement et contraintes réglementaires.

Vers une gestion optimisée et durable des effluents

Aujourd’hui, la gestion des effluents d’élevage ne peut plus se limiter à une obligation réglementaire.

Une stratégie optimisée repose sur une connaissance précise des caractéristiques des effluents, grâce notamment aux analyses et au suivi régulier. Elle suppose également une adaptation des pratiques de stockage afin de limiter les pertes, ainsi qu’un raisonnement précis des doses et des périodes d’épandage. Enfin, une répartition équilibrée des apports à l’échelle de l’exploitation, voire du territoire, permet d’améliorer la cohérence globale du système.

 

L’effluent n’est plus considéré comme un déchet à gérer, mais comme une ressource agronomique stratégique. Sa bonne gestion contribue directement à la durabilité technique, économique et environnementale des exploitations agricoles.

TIMAC AGRO : accompagner une gestion efficiente de la matière organique

Dans un contexte où les enjeux agronomiques, économiques et environnementaux sont étroitement liés, la gestion des effluents d’élevage nécessite expertise, méthode et innovation.

 

TIMAC AGRO accompagne les éleveurs et les agriculteurs vers une gestion efficiente de la matière organique, au service d’une performance durable et responsable.

Disponibilité des nutriments en fin d’hiver : comment les interactions sol–racines conditionnent la nutrition précoce des cultures

Disponibilité des nutriments en fin d’hiver : pourquoi les interactions sol–racines font la différence

En fin d’hiver, le développement des cultures reste souvent discret en surface. Pourtant, sous le sol, des processus déterminants sont déjà à l’œuvre. L’activité biologique redémarre progressivement, les systèmes racinaires se réactivent et les premiers flux de nutriments se mettent en place pour accompagner la future reprise de croissance. À ce stade, la disponibilité des éléments nutritifs ne dépend pas uniquement de leur présence dans le sol, mais surtout de la qualité des interactions entre les racines, les micro-organismes et la structure du sol.

Une période de transition pour la dynamique des nutriments du sol

Les conditions hivernales influencent fortement le comportement des nutriments. Les basses températures ralentissent l’activité microbienne, limitant la minéralisation de la matière organique et la transformation des éléments en formes assimilables par la plante. L’excès d’eau fréquent à cette période peut également réduire l’oxygénation du sol, affectant à la fois la respiration racinaire et les processus biologiques.

 

À mesure que les températures augmentent en fin d’hiver, les micro-organismes du sol retrouvent progressivement leur activité. Cette reprise joue un rôle clé dans la libération de l’azote issu des réserves organiques, la mobilisation du phosphore fixé sur les particules du sol et la circulation des micronutriments. Toutefois, ces mécanismes restent hétérogènes et fortement dépendants de la structure du sol, de son aération et de son équilibre biologique.

Le système racinaire, une interface active et fonctionnelle

Les racines ne sont pas de simples organes d’absorption. Elles constituent une interface dynamique capable de modifier leur environnement immédiat. Par l’émission d’exsudats racinaires, les plantes stimulent des populations microbiennes spécifiques qui participent à la solubilisation et à l’échange des nutriments. Ces interactions biochimiques améliorent notamment la disponibilité du phosphore, du fer, du zinc et d’autres éléments faiblement mobiles dans le sol. 

En fin d’hiver, le maintien d’un système racinaire fonctionnel est donc essentiel. Des racines fragilisées par l’asphyxie, la compaction ou des déséquilibres nutritionnels peuvent peiner à redémarrer efficacement, limitant l’absorption précoce des nutriments, même lorsque les réserves du sol sont suffisantes.

Structure du sol et continuité biologique, des leviers déterminants

La structure du sol conditionne fortement l’intensité des interactions sol–racines. Un sol bien structuré favorise les échanges gazeux, l’infiltration de l’eau et l’exploration racinaire, créant un environnement propice au développement de la vie microbienne. À l’inverse, un sol compacté ou mal aéré retarde la reprise de l’activité biologique et freine le développement des racines.

 

La continuité biologique tout au long de l’hiver joue également un rôle majeur. Les sols riches en matière organique et en diversité microbienne réagissent plus rapidement à l’augmentation des températures, assurant une transition plus progressive entre la phase de repos hivernal et la croissance printanière.

Adapter les stratégies de nutrition au fonctionnement sol–plante

À cette période de l’année, l’enjeu n’est pas d’accélérer artificiellement la croissance, mais de sécuriser l’accessibilité des nutriments en cohérence avec la physiologie de la plante. Une nutrition équilibrée vise à soutenir l’activité racinaire, stimuler les processus biologiques bénéfiques et améliorer l’efficience d’utilisation des éléments nutritifs.

 

En plaçant les interactions sol–racines au cœur de la réflexion, il devient possible de limiter les pertes, d’optimiser l’absorption et de préparer les cultures aux phases de forte demande à venir. Cette approche contribue à la fois à la vigueur de début de cycle et à la performance durable des systèmes de production.

Préparer les ruminants à la transition vers le pâturage printanier

Une phase clé dans le cycle alimentaire des ruminants

L’arrivée du printemps marque un changement majeur dans l’alimentation des ruminants. Après plusieurs mois de ration hivernale distribuée en bâtiment, la mise à l’herbe entraîne une modification rapide de l’environnement et des apports nutritionnels. Cette transition constitue une période de stress physiologique pour l’animal, durant laquelle le fonctionnement du rumen est fortement sollicité.

L’herbe jeune de printemps se distingue par une teneur élevée en eau, en sucres solubles et en azote rapidement fermentescible. Cette composition favorise une accélération du transit digestif et peut engendrer des troubles tels que des diarrhées ou une baisse de l’ingestion. Elle modifie également les équilibres minéraux, avec notamment une diminution du ratio magnésium/potassium, pouvant limiter l’assimilation de certains oligo-éléments essentiels.

L’excès d’azote soluble, un facteur de déséquilibre ruminal

Au début du pâturage, la teneur en azote soluble de l’herbe peut être significativement plus élevée que celle de fourrages plus matures. Cet apport massif d’azote rapidement disponible perturbe l’équilibre de la flore ruminale et favorise la production d’ammoniac.

Lorsque cet ammoniac n’est pas correctement valorisé par les micro-organismes du rumen, il s’accumule et doit être transformé par le foie en urée, au prix d’un coût énergétique important pour l’animal. Ces déséquilibres peuvent se traduire par une surcharge hépatique, une augmentation des pertes azotées et des répercussions sur l’état général. Les conséquences observées incluent des troubles de la reproduction, une hausse de l’urée dans le lait, une sensibilité accrue aux mammites ou encore une dégradation de la condition corporelle.

Poser les bases d’une mise à l’herbe progressive

La réussite de la transition vers le pâturage repose en grande partie sur une gestion rigoureuse des prairies. Le démarrage doit s’effectuer sur une herbe suffisamment développée, avec une hauteur adaptée, une bonne portance des sols et une pression de pâturage maîtrisée afin d’éviter le surpâturage et les ingestions excessives d’herbe très jeune.

À l’échelle du troupeau, une phase de transition alimentaire progressive est indispensable. Une sortie graduelle au pâturage, limitée dans un premier temps à quelques heures par jour, permet au rumen de s’adapter aux nouveaux substrats fermentescibles. Le maintien d’un apport en fibres efficaces, via du foin ou de la paille en libre-service, contribue à stabiliser le pH ruminal et à sécuriser l’ingestion.

Accompagner l’adaptation de la flore ruminale

Le passage à l’herbe modifie profondément l’activité microbienne du rumen. Pour optimiser la valorisation des protéines de l’herbe, il est essentiel de favoriser une bonne synchronisation entre l’azote disponible et l’énergie fermentescible. Une flore ruminale équilibrée permet de limiter les pics d’ammoniac, d’améliorer la synthèse de protéines microbiennes et de soutenir l’efficacité alimentaire.

Cette adaptation progressive de la microflore conditionne la capacité de l’animal à tirer pleinement parti de la richesse nutritionnelle des prairies de printemps, tout en limitant les risques de troubles digestifs ou métaboliques.

Sécuriser les équilibres minéraux et métaboliques

La mise à l’herbe sollicite fortement les fonctions métaboliques, immunitaires et reproductives des ruminants. L’herbe jeune, bien que riche sur le plan nutritionnel, peut présenter des déséquilibres en minéraux et oligo-éléments. Une attention particulière portée aux apports en magnésium, phosphore et micronutriments permet de limiter les risques d’hypomagnésémie, de soutenir l’activité enzymatique et d’accompagner la montée en production ou la croissance.

Un équilibre minéral adapté contribue également au maintien de la fertilité, à la résistance aux infections et à la stabilité des performances en début de saison.

Valoriser durablement le potentiel des prairies de printemps

Une transition maîtrisée vers le pâturage printanier permet de concilier valorisation optimale de l’herbe, bien-être animal et performance zootechnique. En anticipant les changements alimentaires, en préparant le rumen et en accompagnant l’adaptation progressive des animaux, l’éleveur sécurise le démarrage de la saison et pose les bases d’un fonctionnement durable du troupeau tout au long de l’année.

Améliorer la Biodisponibilité des Nutriments pour une Agriculture Durable

L’abondance naturelle des éléments dans le sol ne signifie pas toujours qu’ils sont disponibles pour les plantes. La biodisponibilité fait référence à la quantité d’un élément qu’une plante peut absorber, généralement la partie dissoute dans la solution du sol. Divers facteurs tels que la température, les niveaux d’oxygène, le pH, la teneur en matière organique et la teneur en eau du sol influencent la biodisponibilité de ces éléments. Parfois, les éléments ne sont pas immédiatement disponibles mais sont protégés par la matière organique ou d’autres composants du sol.

Pourquoi la Biodisponibilité est Importante

L’augmentation de la biodisponibilité des éléments nutritifs dans le sol est plus efficace que le simple ajout d’engrais. Cette approche permet non seulement de protéger le sol, mais aussi de réduire la quantité totale d’engrais dont les agriculteurs ont besoin.

Disponibilité des Nutriments et Conditions Pédo-Climatiques

La disponibilité des éléments nutritifs dans le sol est étroitement liée aux paramètres pédoclimatiques. Les changements de température, de niveaux d’oxygène, de pH, de matière organique et d’eau du sol peuvent avoir un impact significatif sur la biodisponibilité des nutriments.

Ce que fait TIMAC AGRO

TIMAC AGRO se concentre sur la protection des éléments contre la rétrogradation et l’augmentation de la minéralisation de la matière organique dans le sol. Les éléments nutritifs restent ainsi disponibles pour les plantes, ce qui favorise une production agricole plus saine et plus durable.​

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En comprenant et en gérant ces facteurs, nous pouvons améliorer la biodisponibilité des nutriments, en veillant à ce que les plantes obtiennent les éléments nécessaires à leur croissance sans dépendre excessivement des engrais. Cela profite non seulement aux cultures, mais contribue également à préserver la santé des sols pour l’avenir.

Nos technologies Calcimer, Mescal, Top-Phos, D-Coder, MPPA Duo, N-Process, Minactiv, Physactiv, Phéoflore, Rhizovit LCN, Min’up, Inrizza, Enrgero et Tuval ont des effets prouvés sur l’augmentation de la biodisponibilité des éléments nutritifs.

Ces actions sont en ligne avec les engagements RSE du @GroupeRoullier pour rendre nos produits plus durables et contribuer à la lutte contre le changement climatique.

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Exploiter la biomasse pour une énergie durable avec TIMAC AGRO

Chez TIMAC AGRO, l’impact environnemental de notre industrie est l’une de nos priorités majeures. Depuis plus de 20 ans, TIMAC AGRO est un pionner dans le domaine des énergies renouvelables.

Une Source d’Énergie Renouvelable et Durable​

Nous avons intégré des solutions innovantes pour réduire notre empreinte écologique: la biomasse. Celle-ci est une ressource renouvelable issue de matières organiques (plaquettes forestières, sous-produits de la sylviculture) transformés en énergie thermique. 

En remplaçant le gaz fossile par la biomasse dans nos usines de granulation situées en France, au Brésil, en Autriche, en Belgique et en Espagne, nous évitons chaque année l’émission de plus de 40 000 tonnes de CO₂. Cette démarche s’inscrit dans notre engagement à minimiser l’impact environnemental de notre industrie tout en contribuant activement à la transition énergétique.

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La 9e Chaudière Biomasse: Un Pas de Plus vers la Réduction des Gaz à Effet de Serre​

   Cette transition se poursuit avec l’inauguration de la 9ème chaudière biomasse du parc industriel de TIMAC AGRO en décembre 2024, au sein de l’usine de la Zone Industrielle à Saint-Malo. Ce projet s’intègre dans notre stratégie globale de réduction des émissions de gaz à effet de serre, avec pour objectif de diminuer ses émissions de 15 % d’ici 2030. Avec une puissance de 4 MW, cette chaudière biomasse couvrira environ 80 % des besoins thermiques du site de Saint-Malo en se substituant aux consommations de gaz. Elle permettra de réduire les émissions de plus de 2 000 tonnes de CO₂ par an. L’approvisionnement en biomasse est assuré localement, dans un rayon de 150 km autour de Saint-Malo, et repose sur du bois certifié FSC (Forest Stewardship Council) et PEFC (Programme de reconnaissance des certifications forestières), garantissant une gestion durable et respectueuse des forêts.

9ème chaudière biomasse TIMAC AGRO

Chez TIMAC AGRO nous continuerons à innover et à investir pour limiter notre empreinte environnementale tout en répondant aux besoins essentiels de notre industrie et de nos clients.

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TIMAC AGRO : 40 ans d'Innovation et de Proximité au Service des Éleveurs

Depuis 1985, TIMAC AGRO s’est engagé avec passion et expertise auprès des éleveurs pour répondre aux enjeux d’une production animale durable et performante. Cette année, nous célébrons 40 ans d’innovation, de proximité et de partenariats solides, marquant une étape importante dans l’histoire de notre entreprise. 

Une vision pionnière dès les débuts

Dans les années 1980, alors que l’agriculture connaissait de profondes mutations, TIMAC AGRO a identifié un besoin croissant d’accompagnement technique pour améliorer la qualité de vie des animaux et optimiser les performances des élevages. En 1985, la Production Animale a été créé chez TIMAC AGRO pour apporter des solutions innovantes et personnalisées, adaptées aux besoins des éleveurs et aux spécificités locales. 

L’innovation au cœur de notre développement

Au fil des décennies, TIMAC AGRO a développé une expertise unique en nutrition animale. En collaborant avec des chercheurs, des instituts et des partenaires agricoles, nous avons mis au point des solutions à forte valeur ajoutée. Ces innovations, qu’il s’agisse de compléments nutritionnels, d’améliorateurs de bien-être ou de programmes adaptés, visent à concilier performances économiques et respect de l’environnement. 

Une équipe engagée auprès des éleveurs

La réussite de la production animale chez TIMAC AGRO repose avant tout sur la proximité et la confiance établies avec les éleveurs. Nos Représentants Terrains sont présents au quotidien pour comprendre les besoins de chaque exploitation, proposer des solutions adaptées et accompagner leur mise en œuvre. Cet engagement humain est un pilier fondamental de notre approche. 

Quelles sont les solutions développées par TIMAC AGRO pour améliorer le bien-être animal et optimiser les performances des élevages ?

     Alors que nous célébrons ces 40 ans d’histoire, nous restons tournés vers l’avenir. La durabilité de la production animale est au cœur de nos préoccupations, et nous continuons d’innover pour répondre aux défis de demain : améliorer les techniques d’élevages, réduire leur impact environnemental et contribuer à la résilience du secteur agricole. 

     Cette année, nous souhaitons rendre hommage à toutes les personnes qui ont contribué à cette belle aventure: nos collaborateurs passionnées, nos partenaires engagés et, bien sûr, les éleveurs qui nous font confiance. Ensemble, nous avons écrit une histoire riche et inspirante, et nous sommes fiers de continuer à avancer main dans la main pour construire un futur ambitieux. 

40 ans PA
Photo représentant Mustafa et sa directrice régionale Raziye

 

Mustafa Çetiner est un représentant TIMAC AGRO Avrasya bien connu dans sa région. Il n’en a pas toujours été ainsi : il a vécu un changement radical de carrière, a tiré les leçons d’un début compliqué et établi patiemment des relations solides avec les agriculteurs. C’est aujourd’hui un excellent représentant TIMAC AGRO, et un exemple de forte détermination.

 

Comment êtes-vous arrivé chez TIMAC AGRO ?
J’ai pris une décision radicale : j’ai quitté la carrière dans la banque que je suivais depuis 7 ans pour exercer le métier pour lequel j’avais étudié et dans lequel j’avais été diplômé, celui d’ingénieur agronome. J’ai commencé à travailler à TIMAC AGRO Avrasya en tant que représentant dans la région de Konya Sud, et je travaille maintenant depuis 3 ans dans le district de Çumra, où l’on fait surtout de la polyculture, du maïs et de la betterave à sucre.

Quels ont été vos plus grands défis ?
Lorsque j’ai commencé mon travail de représentant TIMAC AGRO Avrasya, on parlait surtout de fermetures [du fait du Covid19] dans ma région, et on disait que rien ne pouvait se faire. À cette époque, il n’y avait pas de responsable au-dessus de moi. Dans ma région, TIMAC AGRO était peu connu et vu parfois avec méfiance, et j’ai terminé ma première année avec peu ou pas de résultats. C’était très frustrant.

Quel a été le moment décisif pour vous ?
Nous avons d’abord décidé d’aborder le problème de réputation avec les contributions du directeur d’unité commerciale récemment nommé, Andaç Avşar, et ma directrice régionale, Raziye Yetiş.
Le processus a été long : nous avons voulu développer des relations solides. Nos discussions avec les agriculteurs n’ont donné de résultat qu’après plusieurs mois : mes relations se sont renforcées et mes visites sur le terrain ont été plus fréquentes. Je me suis concentré sur les observations faites par les agriculteurs, et j’ai fait de la résolution de leurs problèmes ma priorité absolue. Au lieu de me de me rendre tous les jours dans une ferme différente, avec un agriculteur différent à convaincre, j’ai pris la décision de visiter les mêmes fermes encore et encore. J’ai patiemment poursuivi mes visites dans les mêmes fermes, jusqu’à ce que nous trouvions, avec les agriculteurs, les solutions qui convenaient.

Comment se passe le travail aujourd’hui ?
Toutes ces visites d’agriculteurs et notre travail pour revaloriser sur l’expertise TIMAC AGRO, cet investissement pour apporter nos connaissances sur le terrain, ont commencé à porter leurs fruits. J’ai reçu de plus en plus de demandes de la part des agriculteurs, et chaque jour, je reçois de nouvelles demandes.
Aujourd’hui, TIMAC AGRO Avrasya est connu et digne de confiance dans ma région. Les agriculteurs savent qu’ils peuvent m’appeler pour avoir des idées ! Nous tâchons aujourd’hui de diffuser nos solutions et d’être utiles à de plus en plus d’agriculteurs.

 

TIMAC AGRO et CFAO s’associent dans une Joint-Venture nommée TIMAC AGRO Kenya. Elle se fera via l’acquisition par TIMAC AGRO de 51% de CFAO Agri Kenya, producteur et distributeur de fertilisants. En mariant l’expertise de la nutrition végétale de TIMAC AGRO et la connaissance de l’Afrique de CFAO, TIMAC AGRO Kenya constitue le point de départ d’un partenariat ambitieux et durable pour servir les agriculteurs d’Afrique de l’Est et répondre à leurs enjeux de qualité et de rendement.

 

TIMAC AGRO Kenya : la connaissance du terrain de CFAO couplée à l’expertise en nutrition végétale de TIMAC AGRO

CFAO Agri Kenya est une filiale de CFAO, acteur majeur de la distribution en Afrique. CFAO est présent depuis plus de 170 ans en Afrique, avec près de 21 000 collaborateurs, un accès à 46 des 54 marchés du continent et une expérience de longue date en matière de développement de partenariats avec des acteurs industriels. TIMAC AGRO est un spécialiste mondial de l’innovation dans le domaine de la nutrition des sols et des plantes et de la production animale, avec la création de solutions de haute technologie. L’entreprise possède 40 filiales dans le monde.

La marque Baraka Fertilizer touche déjà de nombreux agriculteurs à travers le Kenya grâce à son produit adapté au sol kényan et à chaque culture (maïs, pomme de terre, thé, café, canne à sucre, riz…). L’image de la marque est très locale et s’appuie déjà sur une distribution innovante. La joint-venture a donc pour mission de poursuivre le développement de Baraka Fertilizer en ajoutant des solutions TIMAC AGRO plus spécifiques et sur mesure pour toucher d’autres besoins et secteurs comme les cultures maraichères ou florales et sur des types de produits variés (granulés, liquides, hydrosolubles…).

Pour soutenir une adoption efficace de ces nouvelles technologies, un réseau de représentants terrain va être développé afin d’évaluer les besoins plus spécifiques des agriculteurs et leur proposer un conseil adapté à leurs problématiques culturales. Ainsi, TIMAC AGRO Kenya continuera à innover sur un marché où aujourd’hui 90% de la fertilisation se fait via des matières premières importées et sans transformation mais qui est déjà en forte évolution.

Enfin, TIMAC AGRO Kenya peut capitaliser sur une unité industrielle, développée par CFAO Agri, déjà très fonctionnelle et d’une capacité de production de 150 000 tonnes par an, située à Eldoret, dans le grenier du Kenya au cœur d’un marché à fort potentiel.

L’ambition au-delà du Kenya, est de servir de plateforme pour un développement dans les marchés voisins de l’Est de l’Afrique : l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie, notamment.

 

TIMAC AGRO Kenya : améliorer le rendement et la qualité des productions des agriculteurs kenyans et renforcer les capacités locales

Le secteur agricole, qui emploie 80% de la population rurale, est l’un des piliers de l’économie kenyane. TIMAC AGRO Kenya contribuera, à son niveau, à apporter des solutions concrètes aux agriculteurs locaux, grâce à son expertise en nutrition du sol et des plantes. En effet, les sols kenyans sont relativement riches, mais acides (pH variant entre 3 et 5) dans la plupart des régions, sauf dans les régions plus volcaniques. Le potentiel d’amélioration par de meilleures pratiques agricoles et l’utilisation de solutions plus technologiques est important, pour permettre aux producteurs locaux d’augmenter les rendements et la qualité des cultures destinées à nourrir la population, mais aussi d’améliorer leur compétitivité à l’export.

D’autre part, l’évolution des conditions climatiques constitue une problématique au Kenya, la quasi-totalité de la production agricole du pays étant issue de cultures pluviales. L’incidence croissante de la sécheresse et l’irrégularité des précipitations pourraient avoir un impact majeur sur ce secteur, qui représente 25% du PIB et qui doit nourrir une population en pleine augmentation[1].

Cette offre complète proposée par TIMAC AGRO Kenya, parfaitement en ligne avec les Objectifs de Développement Durable des Nations Unies, doit permettre aux producteurs de cultures commerciales, qui jouent un rôle important dans la balance des exportations du Kenya, de renforcer leur compétitivité et aux petits exploitants d’améliorer leurs pratiques agricoles et augmenter leurs rendements et leurs revenus.

 

Pour Karina Kuzmak, Directrice Générale Monde TIMAC AGRO, « nous sommes extrêmement fiers du partenariat noué aujourd’hui entre TIMAC AGRO et CFAO pour transformer l’agriculture du Kenya, une agriculture dynamique, diversifiée, qui bénéficie de vraies compétences locales. A terme, nous avons pour volonté de fournir ensemble aux agriculteurs de l’Afrique de l’Est une offre complète, produite localement, qui couvre la nutrition, l’eau et l’énergie. Notre ambition commune est forte : nous souhaitons contribuer à la consolidation de l’agriculture de la région et apporter aux exploitants agricoles des solutions concrètes. C’est une formidable aventure qui commence ! ».

 

 

[1] Chiffres issus de l’IFAD https://www.ifad.org/fr/web/operations/w/pays/kenya

Comprendre la Dynamique de l'Azote dans le Arbres Fruitiers pour un Printemps Réussi

Les cultures fruitières permanentes ne bénéficient pas de la rotation des cultures et donc de la régénération du sol. Par ailleurs, l’aternance biennale est un phénomène habituel chez les arbres fruitiers qui se caractérise par un schéma bisannuel (grand rendement l’année N et moindre rendement l’année N+1). L’objectif de l’agriculteur est de gérer la fertilité du sol et d’apporter des solutions de qualité afin d’éviter d’épuiser les ressources de l’arbre au printemps pour assurer une repousse saine.

Croissance printanière et défis hivernaux

Le démarrage du printemps peut être influencé par la sévérité de l’hiver auquel l’arbre a été confronté (doux, pluvieux, etc.) et par le rendement de l’année précédente. En effet, les arbres fruitiers peuvent remobiliser des réserves de stockage pour affronter l’hiver et ainsi être affaiblis pour soutenir une croissance précoce. Les arbres fruitiers ont de gros besoins au printemps pour assurer la croissance des racines et la bonne santé des feuilles et des fleurs. Les deux principales sources d’azote à ce stade sont l’absorption par les racines et le cycle interne de l’azote. L’apport de N peut fortifier et soutenir la croissance au printemps.

L'importance de l'azote pour les arbres fruitiers

La dynamique de l’azote dans les arbres doit être considérée au niveau de l’écosystème. Les arbres peuvent être confrontés à la concurrence de l’herbe ou à des pertes d’azote par lessivage et volatilisation. La régulation de l’absorption de l’azote varie en fonction des besoins des parties de la plante. Lorsque les pousses ont une forte demande de N, l’absorption de N par les racines augmente, au contraire, une faible demande de N par les pousses conduit à un cycle interne de N.

  • Dynamique de l’azote dans un écosystème d’arbres fruitiers (Tagliviani et al. 2016)
  • Absorption de N du sol et son allocation (fruits, pousses, feuilles)
  • Prélèvements de N dans le système, y compris les pertes par lessivage et volatilisation.
  • Le cycle de l’azote dans l’écosystème (matériel de taille ou matériel mort)
  • Le cycle interne de l’azote dans l’arbre pour le stockage dans les parties pérennes (racines, tronc).

TIMAC AGRO dispose d’une technologie spécifique avec une structure de matrice minérale encapsulant l’urée et l’ammonium. Cette encapsulation permet à la fois une libération rapide de N (ammonium) et une libération progressive (l’urée doit être hydrolysée en NH4+ pour traverser la matrice et être nitrifiée en nitrates). Cette technologie permet d’apporter immédiatement et durablement de l’azote à l’arbre et de limiter les pertes dans l’environnement (moins de volatilisation et de lixiviation).

Contactez votre conseiller TIMAC AGRO pour savoir comment préparer vos arbres pour le printemps !

Le 8 février 2019 s’est déroulée la remise des diplômes de la première promotion de l’International Business Leadership (IBL) Program à Saint-Malo.  Toutes les personnes impliquées dans ce programme depuis sa création (coaches, membres de la direction, …) ! Ce fut dont l’occasion pour Ana Claudia, Natalia, Aurélien et Osvaldo de recevoir leur diplôme et de partager avec la nouvelle promotion composée de 13 membres leur expérience du programme.

 

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